Pour Nicolas Hulot « Pour un pacte écologique » publié en « livre de poche » chez Calmann – Lévy2007 « La crise écologique recouvre un redoutable paradoxe démocratique. D’un côté, c’est à la faveur de l’importance croissante des problèmes écologiques, essentiellement locaux, et de la prise de conscience de leur existence que les procédures démocratiques se sont enrichies. « …. » D’un autre côté, si l’on considère les problèmes d’environnement non plus de manière locale mais globale, la démocratie apparaît au contraire comme un obstacle à l’adoption de mesures qui seraient des réponses à l’échelle de problèmes aussi graves que le réchauffement climatique, la fragilisation des services écologiques, la raréfaction et la pollution des réserves en eau douce, etc. «…. » Face à ces difficultés, les pouvoirs publics comptent avant tout sur le progrès technologique, « …. ». Face aux enjeux économiques globaux, ce ne sont pas seulement l’organisation et le fonctionnement des structures économiques et sociales qui sont en cause, mais aussi l’accumulation de nos consommations et l’addition de nos comportements. Il ya une trentaine d’années déjà, le philosophe Hans Jonas dénonçait l’incapacité des démocraties représentatives à faire face à leurs responsabilités, en raison de leur inféodation à l’hédonisme de l’individu vivant dans les sociétés modernes. Afin que les démocraties puissent faire face à leurs responsabilités présentes et à venir, nous pensons que le moyen de surmonter ce paradoxe ne consiste pas à réduire l’expression démocratique mais à l’étendre. Par conséquent, nous proposons de recourir à des procédures de démocratie participative, en soumettant systématiquement en amont au débat public toutes les grandes décisions nationales en matière de développement durable, afin d’éclairer le choix des élus, d’informer et de responsabiliser la société. « …. » Ce complément participatif à la démocratie élective permettrait peut-être de sortir de la crise de légitimité qu’elle connaît, en France comme ailleurs. » Il s’agit donc de promouvoir une politique d’éducation et de sensibilisation à l’écologie et au développement durable en accompagnement des politiques touchant l’organisation des marchés, les productions industrielles et agricoles.